Le Blog des espaces collaboratifs

Des conseils pour des salles collaboratives performantes

Il est important de comprendre que tout système de visioconférence s’appuie sur plusieurs protocoles qui sont fédérés dans un chapeau qui les coordonne : les protocoles H323, AVC, SVC, VP8, Unicast, WebRTC, G711, H239 et les autres. 

Parmi eux, on trouve les protocoles vidéo. Ce sont bien sûr les plus importants, la bande passante étant occupée à 90% par la vidéo lors d’une séance de visioconférence.

# Le plus connu et le plus répandu : MPEG4 ou H264, le célèbre codec du monde de l’audiovisuel

Il s’agit d’un standard universel dans sa version AVC, en particulier c’est le codec de référence pour H323/SIP. Cette version AVC (Advanced Video Coding) autorise un taux de compression très honorable (ce fut une véritable rupture lors de son lancement en 2003) et est lue par la plupart des codecs du marché. Toutefois, une nouvelle version est apparue voici quatre ans environ sous l’impulsion d’éditeurs innovants de la visioconférence, comme par exemple la société américaine VIDYO ; il s’agit du protocole SVC = Scalable Video Coding.

Vous voulez y voir plus clair dans   les protocoles de visio ? 

# SVC, De quoi s’agit-il ?

Dans un système classique H264 AVC, la caméra transmet au codec tous les pixels qui composent la vidéo.

En fait, seuls les pixels qui ont bougé au cours du rafraîchissement de l’image sont encodés et envoyés aux machines distantes par le codec. 

En résumé le principe de la révolution SVC est le suivant : L’émetteur encode la vidéo en plusieurs couches distinctes : basse qualité, qualité moyenne, haute qualité. Le récepteur ne décode que la couche supérieure auquel il peut prétendre en fonction de sa bande passante et de son écran (CIF, HD, …). Ce principe autorise à se passer d’un pont (MCU) de visioconférence : chaque participant envoie son flux visio aux autres en passant par un routeur spécialisé qui fait office de « filtre».

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  • Avantage : Le grand avantage de SVC est son auto-adaptabilité à la bande passante rencontrée sur le chemin des paquets visio et une meilleure résilience à la perte de paquets.
  • Inconvénients : En revanche, il consomme un peu plus de bande passante mais surtout son inconvénient principal réside dans la non-interopérabilité du protocole : il existe autant de standards SVC que d’éditeurs. Google Hangout ou Skype for Business pour ne parler que des plus célèbres sont des solutions propriétaires qui limitent donc leur usage dans un monde professionnel. Mais ce dernier regorge aujourd’hui d’éditeurs de visioconférence qui ont adopté ce standard : VIDYO, TRUE CONF, STARLEAF, PEXIP, TIXEO, …

 

# Codec VP8

Il s’agit du codec phare de Google qui en assure la promotion. Son taux de compression est comparable à H264, il est open source et est devenu le protocole de référence pour plusieurs éditeurs du secteur.

En revanche, il ne s’est pas encore imposé comme LE protocole qui devrait succéder à H323/MPEG4. Faisons confiance à Microsoft et ses partenaires (Polycom, …) pour ne pas précipiter le succès de la firme de Mountain View…

# WebRTC

WebRTC (web Real Time Communication) est également une technologie open source poussée par Google : il s’agit d’une interface API qui permet à deux navigateurs d’échanger des données en temps réel en s’affranchissant des standards existants ; notons tout de même que pour la partie codec video, webRTC utilise ..VP8 ce qui ne vous surprendra pas au vu du paragraphe précédent.


Tous les grands éditeurs intègrent maintenant une version webRTC à leur panoplie de logiciels clients de visioconférence, même si cette technologie est encore en cours d’évolution.

L’avantage est manifeste : vous pouvez rejoindre une session de visioconférence le plus simplement du monde en saisissant l’url de la salle à rejoindre dans la barre de votre navigateur préféré. Chrome, Firefox, Opera intègrent maintenant les plug-ins de la technologie webRTC : ceci ne vaut bien sûr que pour les versions les plus récentes.

Internet Explorer et Apple se font encore tirer les oreilles mais nul doute qu’ils ne pourront rester inactifs face à cette évolution majeure.

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Hubert De Nomazy

Un métier : l'infrastructure de collaboration. Trois expertises : Outils, espaces et réseau de collaboration.

Comment fédérer deux équipes projet comme si elles étaient dans la même pièce?

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