Le Blog des espaces collaboratifs

Des conseils pour des salles collaboratives performantes

By Hubert De Nomazy Posted 9 oct. 2018 08:41:00 In 1.5-Salle de contrôle

La salle de contrôle et de supervision est un concentré de technologies diverses, ce qui rend parfois difficile pour un client final la consultation et la réalisation d’une telle salle. Nous allons essayer dans ce billet de blog de vous donner des éléments de base pour conduire un projet de conception d’une salle de contrôle, de supervision, de crise ou de commandement.

Pour rendre notre propos le plus intelligible possible, nous allons diviser les acteurs et les technologies simplement en trois zones :

  • Les acteurs et technologies hors de la salle, sur le terrain ; par « terrain », il faut comprendre la zone qui est mise en supervision ou sous contrôle.
  • Les acteurs et technologies dans la salle.

Et  nous ajouterons une troisième zone grise, car elles concernent les acteurs des deux mondes indiqués ci-dessus :

  • Les technologies à proximité de la salle ; typiquement dans le local technique.

#LA ZONE HORS DE LA SALLE

  1. tous les équipements permettant d’acquérir de l’information : caméras, capteurs, détecteurs, signaux, flux vidéo et audios, …
  2. les équipements et softwares permettant de communiquer avec la salle : téléphonie, réseaux sans fil, antennes, …
  3. les équipes de terrain en liaison avec la salle de contrôle

La partie capteurs est spécifique à chaque industrie ou service ; pas grand-chose de commun entre une industrie pharmaceutique ou agroalimentaire et une salle de supervision des réseaux sociaux pour un community manager, voire une salle de contrôle pour une station de ski. Les acteurs sont donc à l’image de cette diversité ; citons tout de même quelques grands noms de cette industrie des capteurs de tout poil : MTS, First Sensor, STMicroelectronics, Flintec, Bosch, Honeywell, Amphenol , GHM, Ulis, Sick etc … Mais il faut souligner que plusieurs milliers d’acteurs se partagent les niches très nombreuses de ce marché de spécialités.

A l’inverse, les équipements de communication sont parfaitement standards (téléphonie sur IP, routage sans fil, hubs, …) ; il n’est donc pas très utile de s’y attarder dans un propos centré sur les salles de contrôle.

En revanche, les caméras sont utilisées dans beaucoup de processus différents de supervision, et il est donc utile d’en dire quelques mots. Tout d’abord, rappelons que les caméras IP ont supplanté les caméras analogiques traditionnelles, ce qui veut dire que ce sont des flux vidéos IP qui remontent –parfois en grande quantité- vers la salle de contrôle. Mais l’enjeu est ailleurs : le traitement de ces données vidéo est au cœur de l’avenir des acteurs de ce secteur. De plus en plus, les constructeurs historiques de caméras (asiatiques pour la vaste majorité d’entre eux) font place à des fournisseurs de données qualifiées. Ces derniers ne se contentent pas d’envoyer des flux vidéo bruts : un traitement d’image préalable vient considérablement enrichir l’information. Ce traitement peut s’effectuer de deux sortes : soit il s’agit d’un traitement logiciel, qui de fait va le plus souvent se trouver dans un serveur logé dans le local technique (la troisième zone « grise » évoquée ci-dessus), soit cette caméra va dialoguer avec plusieurs autres capteurs en local.

camera surveillanceVoici un cas simple pour illustrer le propos : deux caméras de surveillance vont échanger avec des capteurs de présence et « décider » de sélectionner puis remonter un zoom spécifique d’une partie de l’image. Deux technologies sont en progression rapide pour développer ces nouveaux process : l’Intelligence Artificielle (« IA ») et l’Internet des Objets (« IoT »). Les deux grands acteurs de cette technologie –qui répond au doux nom de VMS (Video Management Software) au niveau mondial sont Genetec et Milestone (cf notre billet de blog correspondant).

 

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#DANS LA SALLE DE CONTRÔLE ET DE SUPERVISION

space-center

Les acteurs et technologies dans la salle de contrôle sont centrés sur un autre savoir-faire que ceux décrits ci-dessus. En effet, ils ne produisent aucune information et ne font que la recueillir et l’afficher. Leur savoir-faire est ailleurs : comment mettre à disposition des acteurs opérationnels dans la salle les données produites à l’extérieur, et ce de la manière la plus optimale possible ?

Ils peuvent se diviser entre :

  • le(s) mur(s) d’image et le serveur vidéo qui l’(les) adresse : soit dans un flux direct RGB à partir des cartes d’entrées / sorties du contrôleur, soit dans une architecture en réseau IP qui transporte les signaux vidéo en assurant le décodage avant l’affichage sur les écrans
  • les consoles opérateurs et leur environnement IT : écrans, KVM, câblage, …
  • les cellules dotées d’outils collaboratifs qui permettent la prise de décision ou le travail préparatoire à la décision
  • le contrôle centralisé des différentes fonctionnalités de l’espace de supervision : éclairage, multimédia, climatisation, …
  • les équipes dédiées à l’espace de contrôle.

Nous n’entrerons pas ici dans le détail puisque toutes ces technologies et ressources humaines sont décrites en détail dans notre Livre Blanc de la salle de contrôle et de supervision. En revanche, il est important de rappeler que les flux de données, vidéo et audio collectés dans la salle de contrôle ont deux origines :

  • origine interne : l’entreprise (ou l’administration) elle-même, qui dispose de ses propres capteurs et de son propre réseau de remontée d’information, comme décrit dans la première zone
  • origine externe : les informations récupérées auprès de tiers via Internet ou des liaisons spécialisées. Quelques exemples classiques : les chaînes d’information en continu, la météo, les flux RSS, …

 

#À proximité de la salle de contrôle

L’interaction avec la troisième zone grise est ici évidente : les données –qu’elles soient externes ou produites localement- sont issues de serveurs, machines ou routeurs situés dans le local technique.

Au final, c’est donc une chaîne complexe qui permet d’acheminer la bonne information au bon endroit auprès du bon opérateur. Mais il ne faut pas se laisser distraire par cette complexité : seule compte la pertinence de l’expression de votre besoin.

Pour le reste, il y a des intégrateurs spécialisés comme Motilde dont c’est le métier de vous proposer une solution globale d’espace de contrôle.

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Hubert De Nomazy

Un métier : l'infrastructure de collaboration. Trois expertises : Outils, espaces et réseau de collaboration.

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